Biais du survivant
Les sociétés radiées ou rachetées perdent leur historique de cours et sortent de l'analyse. Une radiation étant rarement une réussite, les chiffres penchent vers le haut.
470 achats sur 214 sociétés, du 2026-06-05 au 2026-09-11. Chaque rendement est mesuré après retrait du modèle de marché estimé sur la période qui précède l'achat, et non par simple soustraction de l'indice.
Bêta moyen estimé : 1.24. Un bêta supérieur à 1 signifie qu'une part du rendement brut n'est que du levier de marché. Soustraire l'indice sans l'estimer reviendrait à compter ce levier comme de la surperformance.
Le graphique central. Il dit à la fois si l'effet existe, quand il apparaît et quand il s'épuise. La bande couvre deux erreurs types de part et d'autre de la moyenne.
Rendement anormal des vingt séances précédant la publication : -10.94%. Il devrait être proche de zéro. Nettement positif, il signalerait que l'information a circulé avant le dépôt, ou qu'une date de publication est erronée en base.
| Horizon | Achats | Moyenne | Médiane | Gagnants | t | p | Intervalle 95 % |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 21 séances | 465 | -2.41% | 3.27% | 62% | -0.94 | 0.3460 | [-7.6%, 2.0%] |
| 63 séances | 113 | 7.70%*** | 7.02% | 69% | 2.72 | 0.0076 | [1.8%, 13.0%] |
| 126 séances | 0 | — | — | — | — | — | — |
Intervalle par bootstrap à 2 000 tirages. Les rendements ont des queues épaisses : un intervalle fondé sur la loi normale serait trop étroit.
| Groupe | Achats | 21 séances | 63 séances | 126 séances |
|---|---|---|---|---|
| score 0-39 | 234 | 3.0%*** | 7.8% | — |
| score 40-59 | 176 | 4.4%** | 11.8%** | — |
| score 60-74 | 47 | -47.9%** | 12.7%* | — |
| achat groupe | 186 | -4.7% | 14.0%*** | — |
| achat isole | 279 | 0.3% | 6.8% | — |
| plan programme | 32 | 2.3% | -5.5% | — |
| hors plan | 433 | -2.7% | 8.4%*** | — |
| direction financiere | 25 | -65.9%* | 14.8% | — |
| direction generale | 110 | -3.8% | 5.5% | — |
La taille est celle du jour de l'achat, recalculée au cours d'alors. Utiliser la capitalisation d'aujourd'hui rangerait les gagnants dans la mauvaise catégorie : une société passée de 200 millions à 3 milliards apparaîtrait comme une moyenne capitalisation alors que l'achat portait sur une micro.
L'écart entre le losange et le trait vertical mesure combien une poignée de valeurs extrêmes tire la moyenne. Quand il est large, la moyenne décrit quelques rachats plutôt que le cas courant.
Les achats se regroupent dans le temps, après les baisses et pendant les fenêtres qui suivent les résultats. Leurs rendements se chevauchent et ne sont donc pas indépendants. Ce test remplace le nombre d'achats par le nombre de mois, et fait disparaître le chevauchement. Sans lui, la significativité peut être surestimée d'un facteur trois.
Les achats d'initiés se concentrent sur des petites valeurs décotées qui viennent de baisser. Sans contrôle simultané de ces caractéristiques, on attribue au score ce qui revient à la taille. Erreurs types robustes à l'hétéroscédasticité.
R² = 0.0220 sur 113 achats. Un R² faible est attendu : on explique un rendement individuel, pas une moyenne de groupe.
Les sociétés radiées ou rachetées perdent leur historique de cours et sortent de l'analyse. Une radiation étant rarement une réussite, les chiffres penchent vers le haut.
Ni frais ni glissement. Sur une société à 150 millions, l'écart entre prix d'achat et prix de vente dépasse souvent un pour cent, ce qui suffit à effacer une partie de l'effet mesuré.
La capitalisation historique utilise le nombre d'actions d'aujourd'hui. Sur une société qui a beaucoup émis depuis, la taille passée est surestimée.
*** p < 0,01 · ** p < 0,05 · * p < 0,10. Ces résultats décrivent le passé d'un échantillon donné. Ils ne constituent pas un conseil en investissement.